Briefing politique-Sénégal: l’ année blanche s’éloigne mais l’école publique perd

La volte-face le week-end dernier du Grand cadre des syndicats d’enseignants composé de 35 organisations syndicales allait être un signal alarmant qui pourrait avoir incontestablement des conséquences sur la stabilité sociale du pays. L’accord signé le 30 avril dernier avec le gouvernement a été d’abord rejeté par la base du Grand cadre. Ce qui a failli coûter son poste à Mamadou Lamine Dianté le coordonnateur. Il a fallu une longue réunion pour finalement recoller les morceaux d’un Grand cadre qui a failli éclater, avant de réussir à sauvegarder son unité en suspendant le mot d’ordre de grève.

Les conséquences de la poursuite de la grève annonçaient une instabilité sociale. Cela a d’abord commencé avec la menace du gouvernement d’attaquer en justice la décision de lever la suspension du mot d’ordre de grève. Il y a ensuite le comportement des parents d’élèves qui n’apprécieraient pas la décision qu’ils vont dénoncer tout en critiquant le gouvernement qui n’a pas pu réussir à mettre en place une stratégie d’assurance-qualité pour l’école. Enfin les élèves eux-mêmes allaient se blaser davantage en voyant leur espoir de retrouver les bancs de l’école s’évanouir. De part et d’autre, la volte-face des enseignants allait créer un malaise et un stress de tous les côtés.
L’année blanche s’éloigne mais le système scolaire a déjà perdu sa crédibilité au grand bonheur du privé.
Cet article est issus de l’activité de veille médiatique et de média monitoring (média, presse, journaliste, radio,  télévision, presse écrite, internet et média sociaux) du Cabinet Afrique Communication, Agence de communication Dakar, Sénégal.


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