Sécurité familiale : Des bourses qui changent des vies

Lancé en 2012, le Programme national de Bourse de Sécurité familiale (PNBSF) est une mesure pour soulager les populations démunies et cible à terme 300 000 familles pauvres.

Une enquête d’opinion réalisée en juin 2015 par le cabinet Afrique Communication a révélé que les bénéficiaires apprécient positivement la bourse octroyée par le Programme. « La bourse a permis d’améliorer nos conditions de vie et de faciliter la scolarité des enfants. Nous sommes reconnaissants envers le gouvernement du Sénégal et lui demandons, dans la mesure de ses possibilités, de nous octroyer une augmentation du montant que nous recevons actuellement », témoigne Aminata Sine Sarr, une femme de la région de Matam interviewée par le cabinet de sondage Afrique Communication.

Les bourses contribuent à stabiliser la scolarité des enfants. Mahamadou Ba, un autre habitant de Matam, estime qu’il avait des problèmes pour inscrire ses enfants à l’école puisqu’il éprouvait d’énormes difficultés pour les nourrir. « Maintenant j’y arrive tant bien que mal grâce à la bourse que je reçois. Nous remercions le gouvernement du fond du cœur car je reviens de loin », dit-il.

Dans la région Sud Est du Sénégal, les bourses familiales ont permis de soulager les bénéficiaires. Certains d’entre eux, à l’instar de Amélia Sonko, pensent que cela lui a permis d’avoir des changements qualitatifs dans sa vie, surtout dans un contexte où « les temps sont durs ». « L’arrivée de la bourse m’a beaucoup soulagé. Des changements qualitatifs sont notés et l’avenir de mes enfants semble bien parti grâce à leur scolarisation. Je rends grâce à Dieu et remercie l’Etat du Sénégal pour cette aide précieuse », déclare Amélia Sonko.

La disponibilité des bourses règle les problèmes de maintien à l’école dans les régions reculées. Thierno Samba Baldé de Kolda témoigne qu’il vit mieux avec sa famille malgré sa pauvreté depuis qu’il reçoit la bourse. « Les enfants ne rencontrent plus de problèmes qu’ils avaient avant pour aller à l’école. Ce qui a changé ma vie », dit-il.

Les résultats de l’enquête d’opinion ont montré aussi que certains bénéficiaires utilisent une partie de l’argent reçu pour « ouvrir un petit commerce ». « Le petit commerce que je tiens m’aide beaucoup et mes enfants n’ont plus de problème de scolarité… je demande à ce que l’aide touche au maximum de ménages pauvres afin de les sortir de leur situation de dénuement », déclare Mariama Diallo de Louga.

Pour Medoune Mbengue Thiam, la bourse de sécurité familiale lui a permis de faire soigner gratuitement les enfants à l’hôpital grâce à leur carnet sanitaire. « Avec l’argent que je reçois, je leur achète de quoi manger pour une bonne période. J’ai vécu pendant assez longtemps pour affirmer que jamais, une aide de ce genre en direction des pauvres n’a existé. Je suis moins stressé qu’avant », dit-il.

A Dakar, la bourse de sécurité familiale rend service. La dame Seynabou Mané dont le mari est au chômage, bénéficie de la bourse qui, selon elle, lui a permis d’acheter du riz, de l’huile et des habits pour ses enfants. « La bourse a complètement changé notre vie », dit-elle. De son côté, Khalifa Touré, un sans revenu vivant à Dakar, reconnait l’amélioration de la vie de sa famille.

Cet article est extrait de l’enquête d’opinion réalisée en juin 2015 par l’agence de marketing politique et de sondage Afrique Communication basée à Dakar (Sénégal



Laisser un commentaire

This site is protected by reCAPTCHA and the Google Privacy Policy and Terms of Service apply.