Quelle est l’utilité de la capitalisation des expériences ?

L’utilité de la capitalisation des expériences consiste avant tout à apporter une réponse à un bon nombre d’enjeux, en rapport avec le développement et l’éducation au développement. Cependant, le problème rencontré avec la capitalisation d’expériences, c’est qu’elle est perçue comme un processus long et austère. Pourtant, elle peut apporter un bon nombre de solutions comme une identification et un partage des innovations et démarches inédites entre les organisations d’un même secteur, une participation à la mise en place de processus d’apprentissages internes, etc.

Un moyen permettant aux acteurs d’apprendre pour progresser

Pour une bonne réussite de la capitalisation des expériences, ce principe doit avant tout être désacralisé. En effet, la majeure partie des acteurs qui doivent en profiter la regardent avant tout comme un processus long et austère. Ils le voient également comme un processus qui demande de gros moyens, et qui aboutit à de grands rapports.

Ce qu’ils ne savent pas, c’est qu’avec la capitalisation des expériences, ils ont la possibilité de capitaliser sur de petites choses qui peuvent les intriguer dans leurs actions quotidiennes. Ce principe peut effectivement conduire à la production d’un bon nombre de produits qui peuvent aller de la fiche technique d’expérience, à un support audiovisuel.

C’est un principe accessible à tous, et qui peut être mené en interne, ou accompagné par un tiers.

En quoi consiste une capitalisation des expériences ?

Ce qui justifie le fait que bon nombre d’acteurs hésitent à se lancer dans la capitalisation d’expériences, c’est le fait qu’ils n’ont pas une bonne définition de ce concept. La définition qui en est le plus souvent faite est celle de Pierre de Zutter produite en 1994. Cette définition stipule : « capitaliser, c’est le passage de l’expérience à la connaissance partageable ».

Une explication plus simple consiste à dire que c’est le passage de l’implicite à l’explicite. Il faut également prendre en compte le fait que les objets de capitalisation peuvent être variés. Une capitalisation d’expériences de projet peut en effet être faite pour un projet, une action innovante, une méthodologie, un module de formation, des pratiques, etc. Il existe cependant des moyens pour faciliter ce processus de capitalisation d’expériences.

La différence entre une capitalisation des pratiques et une capitalisation d’expériences

On constate de nos jours que les termes « capitalisation d’expériences » et « capitalisation des pratiques »’ sont utilisés sans être distingués. La différence entre ces deux concepts se situe au niveau du fait que la capitalisation des pratiques donne aux actions une place centrale. Pour ce qui est de la capitalisation des expériences, elle assure la mise en place des acteurs.

Il s’agit d’approches qui ne s’opposent pas, mais qui se complètent. Cependant, le plus souvent, le vécu des acteurs est délaissé aux dépens des actions et des « bonnes pratiques ». La solution consiste donc à aller au-delà de l’action factuelle en s’intéressant au vécu que les acteurs en ont, ainsi qu’aux enseignements qu’ils peuvent en tirer.

L’expérience que ces derniers ont de la capitalisation pourra donc être exprimée, interprétée, confrontée ou transformée en connaissances partageables.

En conclusion, nous pouvons dire que la capitalisation retour des expériences est une démarche ayant pour but de former ceux qui capitalisent, et qui renforce les capacités des acteurs bénéficiaires du partage. Pour sa bonne marche, les fruits de la capitalisation doivent être partagés et confrontés avec d’autres connaissances produites par d’autres acteurs.